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Le volleyball se joue à 6 contre 6, mais encore faut-il ne pas se tromper d’adversaire.
Le LUC en parfait chef d’orchestre aimait Lohman, ce central allemand de l’est des années 80 qui contre ses adversaires effectuait un véritable récital. Le LUC, dans la même veine a su depuis le début de la saison 2009-2010 imposer son tempo assez vivace contre CS Chênois qui donnait l’impression parfois de manquer de constance. Avec 4 victoires en autant de rencontres, le LUC partait avec un avantage psychologique indéniable contre un adversaire qui avait comme lui perdu 4 jours plutôt mais contre le dernier au classement.
Le ton de la rencontre était donné et c’est CS Chênois qui la débuta sans véritable fausse note. Le LUC semblait à l’instar de la deuxième partie de rencontre contre Amriswil en retard d’un temps voire deux. Il est vrai que ce CS Chênois là en harmonie avec ses gammes n’était pas si fa si la mater. Un service qui croche, un six de base étonnant pour un profane au niveau du LUC et surtout une partition jouée en quatuor par un Chênois très réaliste n’ont pas permis au LUC d’entrer dans le mouvement.
Une valse à trois temps et le LUC n’a pas vraiment joué contre un six de base mais un trio d’artistes disposé en triangle sur le terrain et composé d’un passeur et de deux frappeurs feinteurs stakhanovistes. Une seule balle genevoise au centre de toute la rencontre démontre la volonté d’utiliser les forces capables de marquer. Alors pour compenser ceux qui manquaient sur le terrain, les arbitres et juges de lignes furent pris à partie par les joueurs lausannois qui ont ainsi vainement cherché un autre responsable à leurs propres erreurs commises sur le terrain.
Du côté du LUC, qui pourtant connaît la musique en matière d’erreur d’arbitrage on notera cependant un jeu varié mais insuffisamment ferme et solide pour passer l’épaule. Avec un service plutôt faible et pas forcément dirigé sur les réceptionneurs les moins efficaces et surtout un bloc inexistant face à cette ballade à deux, le LUC n’a pu faire mieux que de résister au cours des deux premiers sets. La valse des points gagnants avait la couleur des locaux.
Et puis si la valse a mis le temps, l’entrée de Carlos Guerra lors de la troisième manche, alors qu’il était resté sur le banc au cours des deux premières, permit de stabiliser et d’harmoniser un peu le jeu rouge et blanc. Et l’on se disait déjà que la clé du succès devait passer par une acceptation de toutes les conditions de jeu….Hélas, rien n’y fit malgré le gain du troisième set. CS Chênois tenait sa première victoire de la saison sur le LUC et n’allait pas lâcher son os avant que la dernière balle ne soit tombée au sol. La pause de la semaine sera bénéfique au LUC qui voit au classement les deux vainqueurs de dimanche passé (PV Lugano et CS Chênois) les rejoindre à égalité avec Naefels. Lorsque je vous disais lors de mon dernier mot que le resserment se faisait par le bas, je ne pensais pas si bien dire.
Trois rencontres et trois victoires, sont désormais impératives au LUC, qui redescend progressivement sur terre après sa victoire en finale de la coupe de Suisse afin de finir deuxième et d’avoir le droit de jouer la finale des grands. Pour cela, il faudra à nouveau faire montre de force de cohésion et de caractère et même si l’agenda ne s’annonce pas facile, le LUC a toujours su dans ces moments difficiles redresser la tête, assumer ses gestes et parfois erreurs qui font partie du jeu comme les points gagnants si l’on veut remporter la victoire. Aller LUC et en avant la musique. |